RIRES JAUNES

Un humour cynique, bête et méchant…

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Le dopage a tout pourri ! Il n’y a qu’à se promener sur le net pour s’en rendre compte. Autrefois, les « forçats de la route » suscitaient l’admiration du populo et l’intérêt des investisseurs. Aujourd’hui, si le menu peuple des inconditionnels du Tour de France se masse toujours aussi nombreux sur le bord des routes empruntées par ce monument de l’imaginaire sportif, les sponsors se sont fait plus circonspects et plus rares.

En se « chargeant » comme des chevaux de trait, en s’injectant les milles et unes substances susceptibles de leur donner sinon des ailes, en tout cas plus de courage, plus de force, d’endurance et de confiance, les tricheurs ont miné la popularité de leur sport et sapé toute velléité d’admiration candide. La vénération se teinte désormais d’irrévérence et l’enthousiasme béat de moquerie et de cynisme.

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Autrefois, dithyrambiques, les commentateurs de la geste cycliste louaient les mérites surhumains de Géants se ruant vers les sommets afin de disputer leur notoriété à des Dieux fatigués. Par le biais de louanges imprimées, de vénérations diffusées par la voi(x)e nasillarde des ondes radios puis par le biais d’images profondément émouvantes qui nous faisaient participer à la souffrance de héros dont nous découvrions qu’ils n’étaient que des hommes survoltés par l’ambition, l’alchimie de la vénération fonctionnait merveilleusement bien.

Dans ces contes épiques qu’on leur serinait chaque été, les petits garçons apprenaient à reconnaître les vertus viriles dont ils auraient besoin, plus tard, pour se lancer dans les « courses aux honneurs » auxquelles leurs compétences particulières les feraient participer. Devenus grands, leurs rêves de gloire ensevelis sous les poussières des contingences ordinaires, ils n’en continuaient pas moins de vouer un véritable culte à ces hommes extraordinaires qui, penchés sur leurs machines, sillonnaient l’Europe pour cueillir des bouquets de gloire.

Aujourd’hui, la magie ne fonctionne plus aussi bien et, derrière chaque exploit, le spectateur désabusé suspecte quelque tour de passe-passe dont il tente de démêler le secret. Longtemps abusé, l’admirateur de la chose cycliste est devenu désabusé, sinon amer. Si pour lui, autrefois, les commentaires des médias avaient force de loi, et si les classements semblaient gravés dans le marbre, il ne fait plus confiance, désormais, aux « commenteurs » dont il sait bien qu’ils ne sont devenus méchants que pour éviter d’être accusés de complicité. Pour ne plus risquer d’être dupe, le fana de vélo se fait cynique et devance la rumeur qu’il contribue aussi à véhiculer avec les simples imbéciles et les toujours mordants. C’est pour cela que sur le net, les rares blagues ayant pour thème le vélo sont quasi exclusivement centrées autour de la chimie de la performance. En voici quelques extraits :

 

MECHAMMENT CONCIS, TRISTEMENT REVELATEUR

- Comment appelle-t-on un cycliste qui ne prend pas de produit dopant ?
- Un amateur.

UNE ETRANGE VOCATION

Par une belle journée de juillet, dans l’appartement de Bagnolet où il passe d’immobiles vacances, un jeune garçon accueille ses parents avec enthousiasme et de la lumière plein ses quinquets.

- « Papa ! Maman ! je sais quel métier je veux faire ! Je sais ce que je ferais plus tard ! »

Etonnés, mais néanmoins ravis d’apprendre leur fils touché par la grâce d’une révélation, ses parents lui demandent qu’elle est donc cette vocation qui le fait tellement pétiller d’enthousiasme.

- « Je veux être Cycliste ! », leur claironne le bambin avec conviction. « Je serais champion du Tour de France ! » leur annonce-t-il d’un ton assuré.

La mère regarde le père avant de fondre en larmes. Le père regarde son épouse. Son sourire s’éteint, puis s’efface, ses épaules s’effondrent tandis que son teint devient gris. C’est à lui, en effet, qu’incombe la dure tâche de briser les rêves de gloire de son fils. Il se racle la gorge, puis se lance.

- « Ce n’est pas possible mon fils… »

- « Mais ils gagnent bien leur vie ! » contre-attaque aussitôt le fiston se méprenant sur les raisons de l’opposition de son père qui fut ouvrier consciencieux avant d’être victime d’un mauvais plan social puis d’être transporté en charrette jusqu’à l’ANPE d’où il ne ressort plus, désormais, que de loin en loin, pour assurer des tâches mal définies mais assurément toujours mal payées.

- « Oui, oui, bien sûr… », tente d’abord de l’apaiser son père avant d’assener son argument massue. « Mais tu sais bien que tu ne pourras jamais être un Champion cycliste… Tu ne supportes pas les piqûres. »

UNE IMAGE PAS TRES NETTE…

1 – C’est officieux, mais à vous, les coureurs, je peux déjà l’annoncer, l’équipe FESTINA a trouvé un nouveau sponsor : les shampooings « DOP ».

Une vanne symptomatique d’une époque et qui marque le début du désamour des financiers et des médias pour le sport cycliste…

2 – Les montres Festina ont quatre aiguilles. Il y a celle des heures, celle des minutes et puis celle des secondes. Enfin, il y a l’aiguille pour la seringue…



DE LA PASSION & DES OBLIGATIONS

It's raining !

- Chéri, peux-tu sortir les poubelles ?
- Il pleut !

http://www.bikexchange.com/cartoons.htm

 

Si vous avez repéré des caricatures concernant le cyclisme, n’hésitez pas à me les signaler ou à me les transmettre. Idem pour les blagues…

 

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DE LA PERCEPTION
DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES
CHEZ LE CYCLISTE PASSIONNE

Les coursiers fervents ne perçoivent pas leur environnement comme vous et moi mais à travers le prisme déformant de leur passion dévorante. Ni insensibles, ni indifférents aux conditions météorologiques (notamment parce qu’elles perturbent leurs plans de progression et l’organisation de leurs week-end), le cycliste enthousiaste en occulte pourtant les inconvénients majeurs dont il s’ingénie à écrêter les incidences les plus gênantes. Contre le froid, il s’enveloppe de fibres du 3e millénaire. Contre la pluie, il se couvre de plastique. Contre les jours réduits à leur portion congrue, il bouleverse ses horaires et ses lieux d’entraînement. Contre l’obscurité, ses inconvénients et ses dangers, il monte des loupiottes sur sa machine et colle des bandes réfléchissantes sur ses pelures aux couleurs plus fluo que jamais. Même frileux et « allergique » à l’eau froide, le sportif forcené sait faire fi de ses dégoûts dès lors qu’il s’agit d’enfourcher sa machine et d’aller rouler sur routes incandescentes, chemins détrempés ou sentiers boueux… Face à ses obligations « contractuelles » en revanche, ce loustic peut se montrer rebelle et inconséquent…



MAM GOUDIG FAIT DU VELO

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Même si l’on ne peut s’empêcher de penser que lorsqu’elle était moins en formes elle était plus en forme, on ne peut qu’être admiratif de la vitalité de Mam Goudig. A son âge, elle continue de se déplacer à vélo. C’est tout de même plus sympa que le métro !

C’est que sans le savoir, cette Bretonne a toujours eu la fibre écolo ! et qu’elle a mis au monde quelques Breteigneux qui ont eu leur heure de gloire sur les circuits amateurs. Ah ! Si Mam Goudig avait épousé le père Hinault ! A coup sûr elle eut accouché d’un petit blaireau !



LES PARADOXES DU CYCLISTE

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INCONSEQUENCE

 

Vous aussi, vous faites du vélo ?

Et de la compétition qui plus est ?
Et vous affirmez que vous adorez ça ?

Mais alors, pourquoi êtes-vous tellement pressés, tous les samedis et les dimanches où nous courons, de rallier avant moi l’arrivée ?

Prenez votre temps ! Savourez votre plaisir ! Laissez-moi gagner !

 

Aidez-moi à nourrir cette rubrique, envoyez-moi vos blagues concernant les cyclistes et la pratique du vélo. Nous en rirons ensemble.

 

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